Anouk Jeanningros vit et travaille comme graphiste indépendante à Besançon.

Sa pratique se déploie principalement dans le secteur de la communication culturelle et institutionnelle. Son travail explore les frontières entre graphisme, édition et exposition, à travers des objets et des formats qui interrogent les conventions du design graphique et ses espaces de diffusion. En duo avec Loïs Renou, elle envisage le graphisme comme un outil critique, capable d’analyser ses propres formes, les fictions éditoriales et la circulation des images et des signes.
Depuis 2024, elle co-dirige Ride this book et (A little) more careful, une maison d’édition et un artist-run space fondés à Besançon, avec Loïs Renou.


PROJETS INITIÉS


2025 Création d’un artist-run space à Besançon, (A little) more careful.
2024 Création d’une maison d’édition, Ride this book.
Création et conception graphique et éditoriale d’un périodique trimestriel international en partenariat avec l’Atelier M, In-quarto.
Projet de recherche éditorial et d’exposition, Aide individuelle à la création, DRAC Bourgogne-Franche-Comté, Les plus beaux livres de.
2021 Conception graphique et éditoriale du catalogue des diplômés de 2020 de l'ISBA Besançon, soutenu par le Ministère de la Culture et la Région Bourgogne-Franche-Comté, Le soleil cachait la lune et les étoiles,.

PÉDAGOGIE ET ENSEIGNEMENT


24/25 Intervention atelier de graphisme hebdomadaire (ARC) ce qu’on voit, c’est un livre autour de la représentation de l’objet livre, ISBA, Besançon.
2024 Jury blanc DNA Communication visuelle, ISBA, Besançon.
2023 Tutorat et accompagnement d’une candidate au cursus VAE (validation d’acquis par expérience), niveau DNA option communication visuelle,, ISBA, Besançon.
2022 Tutorat et accompagnement d’une candidate au cursus VAE (validation d’acquis par expérience), niveau DNSEP option communication visuelle,, ISBA, Besançon.
21/22 Professeure d'arts appliqués, Bac professionnel, AFCO, Besançon.
Intervention atelier de graphisme hebdomadaire (ARC), relatif au projet de catalogue des diplômés, ISBA Besançon.

PRIX ET CONCOURS


2025 Lauréate du prix Mignotgraphie
Affiche sélectionnée et exposée à Topo Poster’s exhibition, International poster design exhibition, Shanghai Graphic Design Biennal, Shanghai.
2024 Affiche du film Druk!, nominée dans la catégorie Best Poster, 48 Hour Film Project, Rotterdam.
2024 Affiche sélectionnée et exposée, INTL, International Poster Compétition, Glasgow.
2022 Lauréate du prix Pôle Position, réseaux d’art contemporain Seize Mille.
2021 Sélection et exposition du projet Flowers through the window au 25e concours étudiant au Centre national du graphisme, lors de la biennale internationale du design graphique, Chaumont.

RÉSIDENCES ET EXPOSITIONS


2024 Résidence artistique et exposition, atelier d’impression sérigraphie, ISBA Besançon.
Résidence artistique et lancement de publication, à l'Atelier M, Menoux.
2022 Résidence artistique et exposition, Le Signe, Centre national du graphisme, Chaumont.
Résidence artistique et exposition, La Fraternelle, Saint-Claude.

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If the caterpillar turns into a butterfly, will I become a book? Résidence à l'atelier d'impression en sérigraphie de l'Institut supérieur des beaux-arts de Besançon, 2024.
Journal 8 pages 27×35cm fermé (monochrome), livres en bois sérigraphiés dimensions variables (bichromie et trichromie), sérigraphies de livres en bois 30×42 cm (quadrichromie), édition 16 pages 30×42 cm fermé.

En cette journée du 9 août 1840, la petite ville belge de Binche est le théâtre d’une agitation inhabituelle. Des collectionneurs bibliophiles semblent s’être donnés rendez-vous dans cette vieille cité. Ces amateurs reconnus de livres rares venus de toute l’Europe et même des États-Unis, ou de Russie, ont fait le déplacement pour la vente d’une collection privée qui doit se dérouler le lendemain. Cet engouement tient à la diffusion d’un catalogue de vente aux enchères, imprimé à 132 exemplaires. Cette publication concerne la mise en vente d’une collection de livres appartenant au comte de Fortsas. Le collectionneur n’acceptait dans son fonds que des livres dont il n’existait qu’un seul exemplaire, expulsant systématiquement de ses rayonnages tout ouvrage qui aurait eu son double dans une autre bibliothèque. Cette caractéristique explique l’enthousiasme suscité par la valeur inestimable d’une collection exclusivement constituée de raretés absolues...
Ce temps de résidence fut l'occasion de développer une réflexion autour des livres fictifs et des bibliothèques imaginaires en portant un intérêt particulier aux ouvrages qui existent uniquement au sein d'autres récits. En prenant le cas historique du canular de la vente Fortsas, ce projet s’intéresse à la matérialisation d'ouvrages invisibles. Au fil de la production, la bibliothèque du comte Fortsas se transforme petit à petit en xylothèque, une collection de livres en bois sérigraphiés qui réinvente le livre en tant qu’objet. Ce travail interroge le rapport que nous entretenons avec ces ouvrages que nous ne pourrons jamais lire mais que nous pouvons ici, toucher ou voir. Ces faux livres, bien que dépourvus de contenu, deviennent des objets contemplatifs qui invitent à questionner la nature même du livre et la fiction qu’il porte. Le catalogue de vente original est quant à lui incarné par une maison d’édition, Woodboring Books, qui fait la promotion de sa prochaine publication et devient à son tour, l’objet fabulé. Le voyage au travers de ces livres anciens, nous est conté par cette larve de Vrillette en quête de sa métamorphose, dont un poème, traduit le nectar de ces pages aux essences de bois différentes.

Le multiple produit au cours de cette résidence est en vente au prix de 20€ (+frais de port) visible plus en détail ici!


La rumeur, conception du dispositif et du catalogue de l'exposition éponyme.
Affiche 120×180cm, impresssion numérique. Catalogue d'exposition 11×18cm et marque page. Travail réalisé avec Magalie Vaz, Emilie Soumba et Valentin Ellenrieder, 2024.

La rumeur est le titre de l'exposition de restitution des résidences réalisées à l'ISBA Besançon. La rumeur est le récit né de la rencontre de quatre projets distincts, réunis en un même espace. Commune à l'ensemble des projets exposés, la rumeur devient le point de départ et la protagoniste d'un récit textuel, écrit par Valentin Ellenrieder, narrant l'évolution d'un personnage aux contours vaporeux dans un enchevêtrement d'objets présents dans l'espace d'exposition. Le catalogue formule cette cinquième narration et l'aggrémente de rencontres visuelles provoquées par la mise en commun de recherches réalisées dans le cadre des résidences. La signalétique de l'exposition renvoie au langage du livre. C’est pourquoi, chaque projet constitue un chapitre de l’ouvrage créant un jeu d'aller-retour entre l’espace d’exposition et le catalogue par le biais d'un marque page, qui lie les titres des projets exposés à la pagination des chapitres auxquels ils renvoient. Doublure de la couverture, la rumeur parasite l'affiche, elle-même trompeuse sur la véritable nature de l’évènement.


A little more careful, lancement de Ride this book et d'In-Quarto N°0. En duo avec Loïs Renou, 2024.
Panneaux en bois 120×180 cm, affiche A1 sérigraphie verso et impression numérique recto.

Ce projet agit comme le manifeste de Ride this book, une maison d'édition associative fondée en duo avec Loïs Renou. L’affiche esquisse les premières lignes d’un espace en devenir. À travers la rencontre de deux figures majeures, le bootleg de leurs formes plastiques et le dialogue imaginé à partir de la technique du cut-up appliqué à des interview, se dessine l'ébauche d'un manifeste, celui d’une pratique comme d’une vision, où l'on comprend que l’art n’est pas séparé de la vie. Cette affiche est le fruit d'une résidence artistique de quatre jours pendant lesquels il était question de penser le numéro zéro d'un périodique de quatre pages comme quatre murs à envoyer par la poste. Un numéro zéro dont la particularité est d'inviter ses propres éditrices à s'emparer de son contenu. Ainsi est né In-Quarto, une exposition prête-à-poster prenant la forme d'un périodique trimestriel consacré à la création artistique contemporaine. Prolongement de l’Atelier M, un espace dédié à l’art contemporain situé dans l’Est de la France, ce périodique offre un espace d’expérimentation autour de l’exposition d’une œuvre, d’une recherche ou d’un protocole… dans un format éditorial. Co-auteure de ce projet, Ride this book dialogue avec le contenu des numéros au travers d'une rencontre plastique entre la pratique des invités et sa proposition graphique. Produit en édition limitée à 50 exemplaires et imprimé dans l'atelier de sérigraphie de l'Institut supérieur des beaux-arts de Besançon, ce périodique se situe à mi-chemin entre la correspondance et l'œuvre multiple.


Panini Fiction, restitution d'ateliers mené auprès de divers publics au Signe, Centre National du Graphisme, en duo avec Loïs Renou, 2023.
Édité par le CNDG, 5 planches de stickers + 2 éditions (8 et 12 pages) 21×29,7 cm risographie et impression numérique, affiche 120×176 cm impression numérique.

Dans le cadre de l'appel à projet Culture-Santé, Handicap et dépendance 2023, le Signe fait appel à nous pour la réalisation d'un projet de cartes à collectionner avec l'EANM de Chaumont (Établissement d'acceuil non médicalisé).
Panini fiction est une édition qui présente le résultat des ateliers de création de cartes à collectionner mené auprès de divers publics au Centre national du graphisme. À la suite d'échanges réalisés autour d'un questionnaire proprice à un travail introspectif, chacun·e était invité·e à transposer ses paroles via des protocoles de conception divers pour créer une carte. Imprimées en stickers, les 35 cartes du pack regorgent de narrations sous-jacente à leur conception et se destinent dorénavant à servir de nouveaux récits, tant réels que fictifs, en ageançant la collection sur les diverses pages du support éditorial proposé. La conception de cet atelier a été réalisée en collaboration avec les résident·es de l'EANM de Chaumont. Les textes sont composés par des typograpies dessinées par deux résidents de l'EANM.


Certificat d’authenticité, résidence au Signe, Centre National du Graphisme, 2022.
Affiche 67,4×98 cm, impression offset noir & sculpture en résine.
Photographies ©Charlotte Blondel ©Marc Dommage.

Cette affiche constitue son propre certificat d’authenticité, lui-même conçu au format 67,4×98 cm. Résultat d’une réflexion portée sur la place attribuée aux objets non authentiques au sein d’un centre d’art, cet objet graphique interroge leur légitimité dans ces sphères et aborde les dogmes et relations qui sous-tendent le monde de l’art. Constituant la clé de garantie d’un objet, le certificat d’authenticité assure la paternité d’une œuvre et devient la preuve tangible de sa légitimité. L’intérêt porté à cet acte permet de constater la position toute puissante de l’expert en art à ce niveau. Aussi, ce type de document et une œuvre d’art entretiennent un point commun: tous deux voient la valeur qui leur est accordée être fondamentalement dépendante de la notoriété relative à la signature qu’ils portent. Ainsi, ce certificat d’authenticité a vu sa dimension administrative développée au même niveau que sa qualité propre à devenir une pièce exposée. La plus-value apportée par le design tend à rapprocher l’objet graphique de sa dimension artistique et son contenu le rattache indéniablement à son pouvoir administratif formel.
Mis à disposition sous forme de stack pendant l’exposition de restitution, le public était invité à s’autoproclamer experts en objet d’art afin de dater du jour de délivrance le certificat, rendant ainsi le document formel officiel. Le métier d’expert en art n’est régi d’aucun cadre législatif en France, permettant à quiconque de se déclarer comme tel. Habituellement édité en un exemplaire unique, le document emprunte ici les moyens de reproduction des journaux et autres objets graphiques qui se destinent à une diffusion de masse, invitant les visiteurs à repartir avec la pièce exposée et la preuve même de son authenticité. La question de la paternité d’une œuvre d’art a été abordée au regard de la figure auctoriale fictive, soulevant le statut particulier d’un objet culturel lorsqu’il est signé d’une main qui n’existe pas. Gladys Blosum trouve alors ses origines dans la rencontre du peintre Vern Blosum, dont les tableaux furent décrochés et renvoyés dans les réserves du MoMA lorsqu’une rumeur est née au sujet de sa véritable identité, avec Gladys Glover, protagoniste du film de de George Cukor, Une femme qui s’affiche, un personnage qui ne vend rien d’autre que son nom, ce qui suffit à la rendre célèbre. Modélisée en 3 dimensions, moulée puis reproduite en résine, la signature de Gladys Blosum se fige et devient sculpture. Elle participe silencieusement à la scénographie de l’espace d’exposition où figure le certificat duquel elle est extraite.


Le soleil couché, des nuages masquaient la lune et les étoiles, projet éditorial auto-inité, en duo avec Loïs Renou, 2021—2022.
Édité par l'ISBA, 24×30cm, 152 pages, impression offset.

Conception éditoriale et graphique d’un catalogue qui matérialise et présente les travaux de la promotion diplômée en 2020 à l’Institut supérieur des beaux-arts de Besançon, dont l’examen de fin de cycle fut perturbé suite à la pandémie.
Un programme informatique influence le script éditorial du livre et génère des scénarios potentiels de rencontre entre les différents contenus du livre. Cette publication algorithmique oscille entre un cahier de recherche aux formes multiples et un espace où les rencontres qui n’ont pas eu lieu dans la réalité peuvent se dérouler au fil des pages. Le concept editorial trouve son extension sur un site web: ce devait être un chat, où l’algorithme tourne à son plein potentiel et génère d’autres rencontres qui ne figurent pas dans le livre.
Le lancement du livre a eu lieu à Sunset rs et fut accompagné par la rencontre du travail d’Elie Cumin qui a conçu un display pour la présentation des livres, et du travail de Léonie Montjarret qui a performé, pour l'occasion, une chronique sur le thème de l’absence. En parallèle, un atelier de recherche et de création hebdomadaire autour du sujet s’est tenu au cours de l’année scolaire 2021/2022, avec des étudiantes actuelles de l’école .
Projet soutenu par le Ministère de la Culture et la région Bourgogne Franche-Comté.


Conception de l’identité visuelle de l’atelier M, en duo avec Loïs Renou, depuis 2022.
Cartes postales, affiche 70×100cm et stickers.

Implanté à Menoux, sur le territoire de la Haute-Saône, l’Atelier M est un lieu dédié à l’art contemporain qui propose des programmes de résidences réunissant des artistes d’horizons différents et invite des artistes locaux et internationaux à travailler et exposer dans ce même lieu. Situé dans une propriété, dont la première partie fut construite en 1627 et la seconde en 1845, la bâtisse faisait autrefois partie du réseau de bureaux de Poste, desservis par des lignes de malles-poste, voitures à cheval qui transportaient le courrier avec quelques voyageurs. Cette caractèristique historique influence et donne une ligne directrice pour la conception de l’identité graphique de la structure.
C’est en puisant dans une collection d’images d’archives du village que les cartons d’invitations se transforment en carte postales, réactivant cet objet éditorial propre aux envois postaux en proposant une rencontre entre le paysage du village et le travail des artistes invité·es. Le logo de l’atelier transorme sa lettre M en une forme manuscrite, qui viendrait s’apposer comme la signature d’une intitale, à la fin d’un courrier ou d’échanges épistolaires.


Reboot du Jura socialiste, sélection Pôle Position, résidence et exposition, à la Fraternelle, en duo avec Loïs Renou, 2022.
Journal sérigraphié 90x58 cm, 80 exemplaires & wallpainting.

Résidence de création sur deux semaines à l’imprimerie de la maison du peuple à Saint-Claude. L’intervention in-situ se caractèrise par le reboot d’une forme éditoriale éteinte et d’un wallpainting, qui s’emparent, a eux deux d’un mot et d’un objet propre à cette ville. La réactivation du journal Le Jura Socialiste imprimé jusqu’en 1946 dans ce même lieu fait partie intégrante de l’expositon et lui sert également de feuille de salle présentant les artistes et pièces exposées à l'occasion de l'exposition collective Pôle Position organisée par Seize Mille (réseau d'art contemorain de la région Bourgogne Franche-comté). Les encarts publicitaires du journal sont utilisés comme un prolongement du wallpainting.


Déjà-vu, mémoire de recherche DNSEP, 2020.
Contenu textuel livre poche 11x18 cm, 142 pages & imagier journal 16 pages, 33,2x47,5 cm.

Travail de recherche et rédaction du mémoire dans le cadre du diplôme national supérieur d’expression plastique, porté sur le sujet de la copie. Ce texte propose une étude de la figure de la copie au travers d’un définiton de son large champ d’application et des diverses appréhensions que nous avons à son sujet. La problématique soulevée tend à éclairer les divers effets produits par la copie et aborde son potentiel à soumettre une seconde lecture des objets reproduits. Ce document s’achève sur la notion de booteg et de sa capacité à créer un interstice au sein du double, par lequel son designer peut injecter le propos qu’il souhaite véhiculer.


A fake room full of copies, projet de diplôme DNSEP, 2021.
Collection de bootleg.

Projet faisant suite au travail théorique d’écriture du mémoire dont la problématique questionne la notion de copie en l’interprétant comme un potentiel outil pour faire converser le graphisme. Cette recherche plastique se présente sous la forme d’un ensemble de reproductions d’objets conçus selon différents protocoles de copie.
Ces derniers donnent à (re)voir ou (ré)activer un ensemble de productions issues du champ du graphisme contemporain. Ces doubles soumettent alors un commentaire de leurs originaux et témoignent du potentiel de la copie à être vecteur de narration par sa capacité à proposer une seconde lecture des objets reproduits. Une manière de conduire un propos critique ou d’affronter les regards pré-informés sur ce que sont ces objets graphiques ou de mobilier.
Dans ce cadre, ces objets forment une collection hybride et flottante entre réalité et fiction. Réunis en un espace témoin qui s’apparente à la chambre d’un étudiant en graphisme, la référence aux pièces factices de la firme IKEA permet de revenir sur les conventions d’un tel espace.
Cet ensemble de choses factices, entre copies et trompes-l’œil ne sont parfois que les simulacres de leurs modèles prenant part au décor et lui confère une certaine crédulité. On se retrouve donc parfois subitement confronté à la surface même d’un objet graphique. D’autres, dissimulent sous une couverture qui fait naître une sensation de déjà-vu, un contenu inédit né d’un travail de copie plus subtil. La même subtilité qui se trouve dans un simple geste de signature qui raconte parfois, l’autre versant d’une histoire...


Minima docta, série d'affiche, A0, impression numérique, 2019.

Affiches réalisées pour annoncer divers évenements Minima Docta, plateforme de discussion sociale et de cinéma documentaire sur le Campus Sint-Lucas à Gand. Ce projet fut l’occasion de proposer via ces affiches une image critique autour du sujet soulevé par les invités ou le choix de la projection.
matangi / maYa / m.i.a est un documentaire qui brosse un portrait mêlant les trois identités indissociables de la star M.I.A, l’affiche réalisée pour la projection reprend divers éléments graphiques issus des différentes pochette d’album iconiques de l’artiste reformulant alors une phrase de synthèse du propos du documentaire.
De nieuwe humanisten propose un débat entre deux criminologues aux projets utopiques dont les ambitions sont de proposer un nouveau système carcéral ou d’abolir les lois sur la drogue.
Funan est un film d’animation franco-belge dans lequel une jeune femme doit apprendre à survivre durant le régime totalitaire des Khmers rouges, un moyen de revenir sur les crimes du régime khmer rouge.


JPO AIDES, affiche réalisée pour la journée portes-ouvertes de l’association AIDES à Besançon, A3, risographie, 2022.

Skin, campagne d’affichage de sensibilisation à la prévention solaire.
Commandité par le service hygiène et santé de la ville de Besançon, en duo avec Loïs Renou, 2019.


The sweet garden, projet libre, 70x100 cm, impression sérigraphie 3 couleurs, 2019.


Flowers through the window, projet d’exposition auto-initié en duo avec Loïs Renou et la participation d'Hugo Pernet, 2019.

Ce happening fut initié par un intérêt porté au statut d’une œuvre d’art en fonction de son support (en considérant notamment le vêtement comme surface d’exposition) et la volonté d’aborder l’art contemporain en dehors du white cube. Réalisé en partenariat avec l’artiste Hugo Pernet, ce dernier a réalisé un dessin ensuite reproduit sur des sweatshirts. L’événement fut initié par l’action de porter ces sweatshirts (sur lesquels figurent l’œuvre et son cartel), au coeur d’un espace public le temps d'un après-midi.
Projet séléctionné dans le cadre du concours étudiant de Chaumont puis, exposé lors de la biennale internationale de design graphique au Centre national du graphisme en 2019.
Par la suite, un multiple du dessin fut produit sous forme d’édition papier et de 15 t-shirts sérigraphiés, exposés puis, mis en vente lors du lancement d’un livre de l’artiste à Sunset RS lors de l’évenement Le cœur bat normalement.


Une obscure clarté, exposition du 19 au 29 novembre, Sint-Luca school of arts, Gand (BE). En duo avec Loïs Renou, 2019.

Conception d’une exposition d’affiches, elles-mêmes affiches d’expositions, réparties en 15 publications originales, 11,8x28 cm, 18 pages.
À partir de 9 titres issus du livre de Stefan Brüggeman Show Titles, il a été proposé à 9 graphistes de produire une affiche à partir du titre qui leur était attribué. Ainsi, 9 expositions fictives (parfois rendues réelles par la démarche des auteurs) parcourent les pages de cette publication. L’exposition de ce travail prend place au sein de son propre catalogue constitué de 15 livrets. Ces derniers rassemblent une diversité de langages visuels issus d’une collection d’affiches qui questionne le graphiste en tant qu’auteur.
Les affiches originales, découpées en quinze parties égales, composent alors leurs propres catalogues d’exposition, reactivant leur exposition à chaque manipulation de l’ouvrage. Initialement destinées à être présentées dans des cabinets de curiosité, le format des livrets sont proportionnel aux vitrines du mobilier en question. L’exposition fut relayée par une gravure sur plexiglas aux dimensions toujours proportionnelles pour laquelle une typographie à été dessinée à l’aide de formes géomètriques reprises du mobilier qui accueille l’exposition.